Avant toute chose, rendons hommage aux quatorze sommets de plus de 1 300 mètres d'altitude sans lesquels cette aventure n'existerait pas
- Grand Ballon – 1423 m
- Storkenkopf – 1366 m
- Hohneck – 1363 m
- Kastelberg – 1350 m
- Klintzkopf – 1329 m (uniquement accessible en été et début d'automne)
- Rothenbachkopf – 1316 m
- Lauchenkopf – 1314 m
- Batteriekopf – 1311 m
- Haut de Falimont – 1306 m
- Gazon du Faing – 1306 m
- Rainkopf – 1305 m
- Gazon de Faîte – 1303 m
- Ringbuhl – 1302 m
- Soultzereneck – 1302 m
Avec les températures élevées, j'ai décidé de tenter une première expérience de nuit, en partant à 19h, pour arriver le lendemain matin. Très bonne stratégie au final, car les quelques heures passées au soleil sont vraiment difficiles à supporter. L'autre avantage, auquel je n'avais pas pensé est que les tempérautres ne font que descendre sur la première partie de course, jusqu'à la tombée de la nuit, et même pendant la nuit. Ca compense légèrement la fatigue physique.
Au final, départ vers 19h et arrivée vers 11h30 le lendemain pour un peu moins de 17h de course au total, la montre m'annonce environ deux heures de pause, ce qui me semble cohérent.
Je suis parti très léger, avec juste un kway et une couverture de survie au cas où, mais avec beaucoup d'eau (poche de 2,5L pleine) et deux flasques dont une filtrante (meilleure idée de l'année). J'ai utilisé une demi-batterie de frontale.
J'ai fait le plein complet dans une fontaine qui sort de nulle part à Orbey (et j'aurais pu partir avec moins d'eau si j'en avais eu connaissance), puis à la Schlucht et enfin au Hannenbrunnen (40 kil avant l'arrivée quand même, presque à sec). J'avais aussi pris un petit gobelet pliable pour avoir la sensation de boire à ma soif, sans passer par une paille. J'ai aussi utilisé la gourde filtrante pour boire dans les abreuvoirs à vaches... (oui), avec un jour de recul, aucun souci. Donc pour les prochaines aventures, je me rappellerai toujours que lorsqu'on voit des vaches, il y a forcément de l'eau pas loin! La gestion de l'eau est une priorité de chaque instant, je savais que je devais boire beaucoup, et pour autant économiser jusq'au prochain point d'eau.
Pour l'alimentation, 100% de boisson isotonique, en gros un paquet de 650g y est passé, j'ai doublé les doses et je me suis fixé de boire une flasque iso toutes les deux heures, histoire de ne pas passer mon temps à faire mes mélanges (ça colle et tu t'en mets partout).
Au niveau des sensations, plutôt bonnes jusqu'à la remontée vers les Storkenkopf et le Grand Ballon, où j'ai clairement ralenti. Et la fin toujours difficile en ayant mal partout! La trace est assez sympathique dans l'ensemble, avec des petits cadeaux comme les descentes vers les lac de Retournemer et le Lac de la Lauch qui sont évitables mais rajoutent du D+ et du D-!
La course de nuit était très agréable, un calme absolu avec du vent léger dès que tu arrives sur la crête, les étoiles sans pollution lumineuse, et j'ai eu la chance de voir le lever du soleil au Klintzkopf. L'avantage de cette course est que tu es le plus souvent très proche d'une habitation, ou d'une voiture, donc c'est parfait au niveau sécurité. J'avais aussi Nico que je pouvais appeler en cas de souci, mais je n'en n'ai pas eu besoin.
Le bivouac semble être un sport national sur la crête, je pense avoir vu au moins 80 tentes sur le parcours.
Cerises sur le gateau, je suis passé au col du Haag et au col Amic, qui verront les coureurs du tour de France cette semaine.
Le chrono est améliorable sans trop de problèmes je pense, surtout en partant dans une période plus propice (moins chaud et sources plus abondantes)!