FKT: Guillaume Beuzelin - GR 22 (France) - 2026-09-14

Route variation
Standard route
Multi-sport
No
Para athlete
No
Gender category
Male
Style
Supported
Start date
Finish date
Total time
4d 16h 36m 10s
GPS track(s)
Report

Pour préparer cette tentative sur le GR22, je suis parti de la trace officielle disponible sur le site de la FFRandonnée. J'ai néanmoins passé environ deux heures à la retravailler avant le départ : elle comportait de nombreuses petites « téléportations » de quelques dizaines de mètres. J'ai corrigé ces passages en les faisant correspondre aux chemins existants sur Komoot. Sur le terrain, les corrections semblent avoir été bonnes puisque je retombais bien sur le balisage du GR.

Avoir une trace GPS reste à mon avis quasiment indispensable, notamment dans les portions urbaines. Le début dans Paris est particulièrement compliqué à suivre uniquement avec le balisage.

Côté parcours, la sortie de Paris est plutôt sympa d'un point de vue culturel, puis j'ai beaucoup apprécié l'enchaînement des forêts domaniales. Le passage dans la Beauce m'a nettement moins marqué : de longues sections très droites et assez monotones. Une fois arrivé dans le Perche, le parcours redevient beaucoup plus agréable.

Attention également au dénivelé annoncé par la trace officielle. La distance était cohérente, mais j'ai enregistré environ **9 000 m D+ contre 7 000 m D+ annoncés**, soit environ 2 000 m supplémentaires. C'est un élément à prendre en compte pour quelqu'un qui souhaiterait tenter le parcours.

Pour la logistique, j'avais une assistance en camping-car. Je la retrouvais environ toutes les six heures au début, puis progressivement toutes les trois heures sur la fin. Certaines portions sont longues avec peu de possibilités simples pour récupérer de l'eau, donc ce choix s'est révélé particulièrement adapté. Sur la fin, les rendez-vous plus fréquents servaient autant pour le mental que pour limiter le poids porté, notamment avec l'apparition de différents problèmes physiques aux releveurs, aux genoux et au niveau tendineux.

La météo a été quasiment parfaite : aucune pluie et pas de grosse chaleur, à l'exception du dimanche après-midi. Même là, le ressenti était probablement largement amplifié par la fatigue accumulée.

J'ai trouvé le GR22 assez exigeant à gérer en termes de pacing. Sur un parcours montagneux, le terrain impose naturellement davantage le rythme. Ici, certaines très longues sections plates rendent beaucoup plus difficile la décision entre courir vite, ralentir pour préserver la suite ou marcher. Il y a également pas mal de bitume, ce qui a clairement eu un impact musculaire et surtout tendineux au fil des kilomètres.

Mon ressenti a énormément évolué pendant la tentative. Il y a eu des moments où j'avais l'impression que tout était facile et que je pouvais continuer comme ça très longtemps. À l'inverse, notamment lors du quatrième jour, j'ai pu passer des heures à boucler mentalement sur certains problèmes et à avoir beaucoup plus de mal à avancer. Sur la fin, le système nerveux ne permettait tout simplement plus vraiment de relancer la machine et j'ai beaucoup marché.

Enfin, petit hasard assez mémorable : ce n'était absolument pas prévu, mais nous sommes arrivés au Mont-Saint-Michel seulement quelques heures après le passage du mascaret. Une façon assez particulière de terminer ces quatre jours sur le GR22.

Je publierais une série d'articles plus détaillés sur cette expérience dans les jours/semaines à venir.