Je m'élance de Saint-Agrève un peu avant 7h, avec un temps frais et sous un beau ciel étoilé et complètement dégagé. Après des semaines de préparation, je ressens un peu d'émotion mais elle est vite dissipée par la simple joie de courir et la perspective d'une belle journée à courir dans les Monts d'Ardèche.
Jusqu'à Chaudeyrolles (23k), le tracé est relativement plat et je me retiens pour ne pas partir sur une allure trop élevée. La journée va être longue et chaude.
La montée jusqu'à la Croix de Peccata s'effectue entre la route, une jolie piste forestière, et les pistes de ski de fond, encore largement couvertes de neige dure et glacée. Je continuerai à courir dans la neige jusqu'à la Croix de Boutières. La descente jusqu'à la Chartreuse de Bonnefoy, puis la remontée jusqu'au mont Gerbier de Jonc, s'effectuent sans encombres. Je retrouve mon assistance (ma femme et mon fils) et me ravitaille après un petit aller-retour aux mires situées sous le Gerbier (Ferme de Flotte).
Après une boucle autour des sources de la Loire et un passage sur route, j'arrive à la Tour à Eau, d'où je peux voir un incendie qui s'est déclaré en direction de Sagnes et Goudoulet. En arrivant sur place (mires de Pra Pouzol), je traverse effectivement un feu de végétation. Cela ne m'empêche pas de traverser cette section, mais occasionne un réel inconfort respiratoire pendant quelques kilomètres. Je redescends ensuite sur St Cirgues en Montagne (74k) où je retrouve mon assistance pour la deuxième fois de la journée.
Après une montée suivie d'une descente sur Mazan l'Abbaye, je suis victime de mon seul coup de pompe de la journée sur la montée très raide à la sortie de ce village. Je décide de sortir les bâtons pour la seule fois de la journée et la forme revient quand j'arrive au sommet. Je redescends sur le col de la Chavade (90k) où je me ravitaille auprès de mon assistance.
Une petite montée au domaine nordique de la Chavade suivie d'une descente mi-route/mi-chemin me conduisent au dernier point de ravitaillement : le col du Bez (100k). Les jambes commencent à être lourdes mais la fin avant la nuit est proche.
Je termine les 16 kilomètres restants en trottinant, sans prendre de risques, et arrive à la rivière Allier, à la Bastide-Puylaurent, juste avant le coucher du soleil. C'était une journée magnifique et un chemin incroyable.
---
Note à l'équipe de revue : j'ai fait de mon mieux pour suivre le plus précisément possible la trace GPX. Toutefois, à de rares occasions, je n'ai pas pu courir exactement sur la trace fournie car il n'y avait pas de chemin. La trace ayant maintenant près de 6 ans, des adaptations sont peut-être nécessaires. Je me tiens à votre disposition pour toute question ou mise à jour.